Rien n'est jamais figé en agriculture. Des itinéraires techniques que l'on croyait immuables, car éprouvés, peuvent être bouleversés. Les contraintes environnementales nécessitent parfois d'être inventif. C'est le cas dans le Doubs où les AOP de renom comté, morbier et mont d'or ne peuvent pas se permettre une stigmatisation de pollueur à cause d'un simple renouvellement de prairies. En zones vulnérables, l'obligation de couvrir les sols en hiver amène à explorer des pratiques originales, comme semer sous couvert de maïs. Mais ce sont aussi les éleveurs qui innovent et remettent en cause la routine établie. « Et si je semais mon maïs avec une densité ou un écartement plus faible que la préconisation habituelle ? » Tout n'est pas une réussite. Les instituts techniques et les chambres d'agriculture sont là pour valider ou pas ces initiatives ou ces effets de mode. Enfin, il y a les vrais pionniers, ceux qui défrichent des itinéraires assez « culottés » : semer du maïs dans un couvert permanent ou planter des lignes d'arbres tous les vingt-cinq mètres dans les parcelles. C'est peut-être eux qui auront raison demain, car ils s'inscrivent déjà dans une agriculture écologiquement intensive
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