Alors que la mise à l'herbe est lancée dans certaines régions, beaucoup d'éleveurs sont encore dans les préparatifs. Une question a alors été soulevée sur les réseaux sociaux : « Est-ce utile de passer un coup de herse sur les prairies ? » Les réponses sont alors mitigées même si pour une majorité « ça ne sert à rien à part user du fioul ».
Dans certains secteurs, les vaches sont déjà dehors. C'est par exemple le cas de cet élevage de Charolaises de Vendée où les génisses sont les premières à avoir retrouvé le goût de l'herbe fraîche :
Ailleurs, la mise à l'herbe se prépare encore. Jérémy, éleveur laitier en bio installé à 1 100 m d'altitude dans le Vercors (Isère), prépare son planning de pâturage dynamique. Il prévoit des paddocks d'une demie journée chacun. Pour lui, les vaches ne sortiront qu'à la mi avril. Il explique : « C'est compliqué en montage, ça pousse tard et beaucoup d'un coup. Le pâturage est compliqué à mettre en place. »
On prépare le planning de pâturage et le découpage des paddock pour la saison 2019 (essaie) On évolue techniquement tout les ans #PaturageTournantDynamique #CeuxQuiFontLeLait #Vercors #Isere pic.twitter.com/dNTcJlUZUf
— Jerem J ?????????????? (@AgriVercors) 12 février 2019
De l'autre côté de l'hexagone, Antoine, lui aussi éleveur laitier mais dans l'Eure, est en plein dans les apports d'azote :
Si tu veux que ton herbe nourrisse tes vaches, nourris ton herbe! pic.twitter.com/LExeRW33DR
— Antoine Thibault (@AgriSkippy) 13 février 2019
Passer un coup de herse : utile ou pas ?
Sur le groupe Facebook Pâturage et prairie, discussions et échanges, Baptiste demande : « À quoi sert de passer un coup de herse sur la prairie au printemps ? » Une question qui peut paraître anodine et qui fait pourtant bien débat !
Certains y trouvent un réel intérêt : faire disparaître les taupinières, finir d'émietter le fumier apporté en hiver, reboucher les éventuels dégâts de sanglier, préserver la faucheuse (moins d'usure des couteaux), faire disparaître la mousse ou encore écarter les risques de butyriques en réduisant la quantité de terre retrouvée dans le foin, l'ensilage ou l'enrubannage.
En revanche, beaucoup d'éleveurs prenant part à le discussion n'y sont pas favorables. On peut même lire « ça ne sert à rien à part user du fioul » ou encore « ça fait seulement de beaux dessins dans la parcelle après le passage de la herse ». L'un d'entre eux préconise aux sceptiques de faire un essai : « Herser la moitié d'une parcelle homogène, mettre des jalons pour définir la limite et revenir comparer les deux techniques quelques semaines après. »
Arvalis institut du végétal s'est penché sur la question en réalisant une étude sur sa station expérimentale de Saint-Hilaire-en-Woëvre (Meuse) en 2007 et 2011. Les résultats ont montré que l’aération des prairies (par hersage ou par utilisation d’un outil profond) n’augmente pas le rendement de celles-ci et conduit même à sa diminution dans le pire des cas. Le débat est donc clos ?
Aujourdhui c'est mercredi et c'est herse de prairie @Jouonsdanslepre @vincentluherne @EloLeMailloux @agrikol @theoj79 pic.twitter.com/kaapmRBT5M
— Thibaut (@ThibautVex) 26 avril 2017

Avec la hausse des prix de la viande, les distributeurs boudent le label rouge
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Moins de lait et plus de viande : Emmanuel Pouleur prépare sa « seconde partie de carrière »
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Verdun, un taureau d’exception fait monter les enchères à 30 800 € à Lanaud
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité