Le 19 septembre dernier, l’interprofession laitière s’est dotée d’un nouveau collège au sein de sa gouvernance. Le Cniel intègre désormais les représentants du commerce, de la restauration et de la distribution. Pour la Confédération paysanne, c’est l’occasion de rappeler les « chantiers » que le syndicat estime prioritaires.
« L’urgence est à la revalorisation des prix payés à la production. Avec la grande distribution dans les discussions, recréer des relations commerciales sur une base plus équitable et transparente doit devenir une réalité tangible pour redonner du revenu aux producteurs », estime le syndicat dans un communiqué. En développant des « relations tripartites sur le marché intérieur », le syndicat appelle de ses vœux la contractualisation de l’ensemble du volume de lait potentiel, soit « près de 15 milliards d’équivalents litres de lait », avec « une rémunération au-dessus des coûts de production les premiers litres sur chaque ferme ». « Cela permettrait un maintien de fermes laitières sur tout le territoire et un approvisionnement local disponible pour la distribution mais aussi la restauration. »
La Confédération paysanne plaide aussi pour « des conditions sociales d’exercice du métier améliorées », suggérant la création d’un « fonds abondé par le Cniel et les pouvoirs publics pour financer des journées de remplacement pour les éleveurs ». Le syndicat propose une expérimentation sur « les récents installés et ceux en phase de transmission ».
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026