Les derniers chiffres connus le confirment (- 0,3 % en septembre) : il y a moins de lait en Europe cet automne que l’an dernier, et la tendance devrait se poursuivre jusqu’au printemps. La France, les Pays-bas et l’Allemagne sont les moteurs de cette décroissance. En fin d’année, la collecte de l’Union européenne ne progresserait que de 0,8 % par rapport à 2017 (estimation Idele). Cette moindre disponibilité en lait n’influe guère sur les cours des produits industriels qui répondent à d’autres facteurs. Ainsi, le beurre s’est déprécié jusqu’à 4 400 €/t, très en dessous de son niveau de l’an dernier (- 600 €/t). Les gros acheteurs sont couverts et la consommation a fléchi sur tous les marchés de l’Union européenne. Le prix européen reste cependant plus élevé que le prix mondial (3500 €/t). Nous exportons donc peu. Ce n’est pas le cas de la poudre qui reste compétitive sur le marché mondial. Mais le marché est occupé par les sorties massives de l’intervention : 30 000 t vendues le 6 novembre au prix minimum de 1251 €/t. Aujourd’hui, plus de la moitié du stock initial a été évacué. La cotation, toujours sous pression, ne grignote que quelques euros pour revenir à son niveau de juin (1600 €/t) mais au-dessus de celui de 2017 (+ 160 €/t). La valorisation beurre-poudre de 280 €/t reste un frein pour le prix du lait à la production.
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