Fin juin, le marché des produits industriels se cherche avec des prix qui restent stables. La cotation Atla du beurre a même perdu plusieurs dizaines d’euros mi-juin. La poudre 0 % s’est stabilisée à 1 600 €, encore très en dessous de son niveau de 2017 (2 000 €). Les ventes de poudre stockée à l’intervention se sont poursuivies en juin : 24 000 t, au prix minimum de 1 190 €, après les 24 000 t d’avril et les 42 000 t de mai. Ces adjudications vont continuer en juillet, puis prendre un rythme sans doute plus soutenu en septembre pour écouler un maximum du stock, avant le retour de la production néo-zélandaise.
Les événements à surveiller en ce début d’été sont la sécheresse et la canicule qui sévissent en Europe continentale. La baisse de production attendue pourrait engendrer une nouvelle hausse sur les marchés.
Au troisième trimestre, la poudre pourrait ainsi dépasser la barre des 2 000 € et le beurre atteindre un nouveau sommet. Le prix du lait connaîtra donc une hausse conséquente, mais toujours freinée par la valorisation des fromages et de l’ultra-frais dans les rayons de la grande distribution.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?