Depuis un mois, le marché connaît peu d’évolution : la cotation du beurre est stabilisée à 5 000 €/t, la poudre 0 % aux alentours de 1 300 €/t. Cette configuration pourrait se prolonger jusqu’au pic de la collecte européenne en mai. Il faut noter cependant les achats records de la Chine au mois de janvier : + 42 % pour la poudre de lait écrémée, + 45 % pour le lactosérum et + 28 % pour la poudre de lait entier. Des achats qui pourraient se poursuivre en 2018, en réponse à une baisse importante de la collecte chinoise en 2017, et jouer un rôle de locomotive sur le marché mondial. L’Europe est très présente sur ce marché mais les énormes stocks d’intervention ont toujours un impact sur le prix de la poudre de lait. Fin mars, la Commission européenne a vendu 4 000 t, acceptant des offres à 1 050 €/t. Ce déstockage devrait s’accélérer après le pic de collecte. Tant qu’il ne sera pas terminé, les prix de la protéine seront sous pression. Espérons donc un deuxième semestre plus enthousiaste pour le prix du lait avec moins de lait en Europe, une cotation beurre toujours très haute, une reprise attendue sur les fromages et, peut-être, une embellie pour la protéine.
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