La tendance haussière que nous annoncions le mois dernier s’est confirmée. Depuis le début de l’année, la poudre 0 % a gagné près de 200 €/t, avant de se stabiliser mi-février. Son marché est porté par une offre limitée. La Nouvelle-Zélande a passé son pic de collecte, l’hémisphère Nord n’y est pas encore et les stocks sont partout limités. En face, la demande mondiale reste soutenue. La Chine a notamment beaucoup acheté en début d’année. On s’attend à une tendance encore légèrement haussière au moins jusqu’à mi-mars, avant que les productions ne reprennent plus massivement. La cotation du beurre a gagné 380 € depuis fin décembre et dépasse désormais son niveau de l’an dernier. Le cours mondial de ce produit a flambé ces dernières semaines : le FOB Océanie était à 4189 €/t au 15 février. Un prix bien supérieur aux cours européens, orientant la demande pour les fabrications de l’UE. Il faut ajouter une demande intérieure qui n’a pas faibli. Car les ventes en GMS du beurre plaquette et de la crème ont bondi. Enfin, les collectes française et allemande marquent un net repli, ce qui fait beaucoup moins de lait en Europe. La cotation du beurre devrait se tasser avec l’arrivée du pic de collecte en Irlande et en Pologne, deux fabricants importants. Mais rassurons-nous, nous ne connaîtrons pas la même dépression qu’au printemps 2020.
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