La crise sanitaire, avec ses confinements, ne semble pas affecter outre mesure les marchés laitiers, du moins pour l’instant. La demande sur les produits industriels et les produits de grande consommation reste très bonne. Du côté de l’offre, nous sommes encore dans la zone basse de la collecte pour l’hémisphère nord (USA et UE) et celle de la Nouvelle-Zélande s’est ralentie. Les hausses modérées de la production en 2020 dans les différents bassins ont été facilement absorbées. Les achats de l’Asie (Chine en tête), qui en a terminé avec le Covid-19, apportent la dynamique nécessaire aux marchés. On observe même une tension sur la poudre avec une disponibilité qui se réduit et des stocks très bas. Pour autant la hausse des cotations tarde à se montrer. Nous sommes environ 400 € en dessous de la cotation 2019 à la même époque. En cause une parité euro-dollar toujours défavorable mais aussi un certain attentisme des acheteurs sur le long terme. Ainsi, beaucoup d’affaires se sont conclues sur le premier trimestre mais il y a moins de visibilité sur le second. Pour le beurre, l’arrêt de la restauration hors foyer reste un handicap même si les achats des ménages en grande distribution ont compensé en partie. Les exportations européennes ont aussi marqué le pas au deuxième semestre.
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