Nous constatons peu d’évolution sur les marchés laitiers cet automne. Certes, la collecte européenne reste dynamique : + 1,4 % sur huit mois. L’Irlande, la Pologne et l’Italie affichent toujours une production en croissance quand la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont ralenti. Et l’Europe est encore dans le creux de sa collecte. La bonne nouvelle vient surtout de la demande, qui ne faiblit pas. Le secteur laitier montre une belle résilience dans cette crise économique. Dans le monde entier, les consommateurs continuent, pour l’instant, d’acheter des produits laitiers. La confirmation du rebond de l’économie chinoise (+ 4,9 % de croissance pendant les trois mois d’été), accompagnée d’une hausse de la consommation des ménages, pourrait tirer l’économie laitière mondiale. Les cotations Atla du beurre et de la poudre ont connu quelques soubresauts ces dernières semaines, mais sans afficher une tendance nette à la baisse ni à la hausse. Malgré une parité euro-dollar défavorable, la poudre européenne reste demandée. L’analyse est plus compliquée pour le beurre, dont la cotation ne bénéficie pas de l’envolée observée sur la crème. Les inquiétudes sur l’avenir induisent une faible demande sur le long terme. Le couvre-feu pourrait aussi perturber ce marché du beurre si la perte attendue sur la RHD (- 10 à - 20 %) n’est pas compensée par davantage d’achats des ménages en GMS.
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