La cotation de la poudre 0 % a connu un net rebond, gagnant plus de 200 €/t en un mois, soit 800 € au-dessus de son prix de l’an dernier. La demande mondiale reste toujours forte, et l’UE exporte des quantités records. Cette demande est tirée par la Chine, dont les achats ont progressé de 30 % sur les huit premiers mois. Les stocks européens sont revenus à un niveau normal et la collecte dans l’UE, même si elle repart à la hausse, ne déstabilisera pas le marché. La tendance à la hausse devrait donc se poursuivre si les importateurs maintiennent leur niveau d’achat. La cotation du beurre est toujours stabilisée à 3550 €/t (1 250 € en dessous de son niveau de 2018). Les stocks importants continuent de peser sur les prix mais la consommation, qui s’était fortement ralentie quand le prix avait flambé (en 2017 et 2018), se redresse. Les fabrications européennes sont aussi en progression en 2019, les transformateurs privilégiant le couple beurre-poudre à la poudre grasse, dont la compétitivité est limitée sur le marché mondial. Cela conduit à l’équilibre que nous connaissons aujourd’hui. Il pourrait être rompu dès l’année prochaine, car deux menaces se profilent : d’une part un Brexit dur, avec des tarifs douaniers sur le beurre et le cheddar, d’autre part une hausse de 25 % des droits de douane aux États-Unis pour certains produits laitiers (beurre irlandais, fromages italiens…).
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