La poudre 0 % a gagné 130 €/t en un mois et s’installe durablement au-dessus des 2 000 €/t. La production laitière européenne a été maintenue au premier trimestre et la demande mondiale reste dynamique. Les achats de poudre de la Chine ont bondi de 28 % sur les trois premiers mois de 2019. On sera un peu moins optimiste pour le beurre dont la cotation stagne depuis mars, avec une légère baisse mi-mai. Il semblerait qu’il y ait des excédents de stocks dans l’UE, liés à une baisse de la consommation après deux ans de prix élevés. Pas de panique pour autant : le pic de collecte étant passé, on pourrait conserver ce niveau d’environ 4 200 €/t. Il est aussi remarquable de constater que le prix européen du beurre est très en dessous du cours océanien (5 000 €/t), ce qui laisse espérer des débouchés à l’export qui ne se sont pas encore concrétisés. Car sur le marché mondial, l’UE apparaît dans une situation exceptionnelle face à une production néo-zélandaise en berne (- 8 % en avril) qui ne reviendra pas avant novembre, et des USA englués dans une guerre commerciale avec la Chine qui, par ricochet, devrait favoriser les produits européens. Mais la visibilité reste faible et l’incertitude du Brexit demeure.
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