« Pas de cotation ce jeudi 24 septembre 2015. Marché reporté à une date ultérieure », indique un communiqué laconique du Mpb, sans davantage de précision. Le Mpb tient habituellement deux cotations par semaine, le lundi et le jeudi. Ce marché au cadran est en crise depuis plusieurs mois, d'abord en raison de cours trop bas qui ne couvraient plus les coûts de production des éleveurs , puis en raison de cours trop hauts, selon deux des principaux acheteurs qui ont quitté le Mpb début août pour cette raison, déstabilisant le marché.
Jeudi matin, la section porcine de l'Ugpvb (Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne) a demandé aux acheteurs du Mpb de renoncer au prix de 1,40 euro par kilo de porc , fixé comme objectif en juin par le gouvernement pour aider les éleveurs. L'Ugpvb a justifié sa décision par sa volonté de préserver l'existence du Mpb.
Du côté des syndicats d'éleveurs, même si aucune position officielle n'a encore été affichée, la décision de l'Ugpvb était loin de faire l'unanimité jeudi. « On ne peut pas descendre (le prix). La priorité reste le prix avec l'objectif de 1,40. Ça fait trop longtemps que ce sont les paysans qui paient pour tout le monde », a déclaré un responsable syndical. Selon des informations circulant au Mpb, mais non confirmées par les intéressés, deux autres abattoirs, acheteurs du marché, Abera et Bernard, auraient menacé également de quitter la structure de régulation. Installé en Ille-et-Vilaine, Abera appartient au groupe Avril (ex-Sofiproteol), présidé par Xavier Beulin, président de la Fnsea, le syndicat agricole majoritaire.
En pleine crise au Mpb, Daniel Picart, un éleveur de porcs qui présidait depuis cinq ans ce marché, a quitté jeudi ses fonctions et a été remplacé par François Pot , également éleveur de porcs et président du groupement de producteurs porcins Porélia.
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