Le ministre de l’Agriculture est arrivé à la grande Halle d’Auvergne vers 8h ce jeudi matin 2 octobre, pour une visite d’environ 3 heures.
Si l’accueil se veut chaleureux par les organisateurs et les élus locaux, les éleveurs, échaudés sur de nombreux sujets, attendent néanmmoins des réponses. « Les agriculteurs ont le spleen ! » expliquait encore Jacques Chazalet, le président du Sommet de l’Elevage, à l’ouverture du salon.
Avec des prix en forte baisse ces derniers mois, les perspectives de revenus des éleveurs pour 2014 s’annoncent une nouvelle fois mauvaises. « Le déséquilibre entre l’amont et l’aval des filières n’est plus supportable pour les éleveurs ». Les éleveurs de bovins viande de la Coordination rurale notamment, ont manifesté leur colère en enrubannant le stand de FranceAgriMer, mercredi dans l’après-midi. Le syndicat « déplore que le principe de formation des prix agricoles n'ait pas été abordé dans la loi d'avenir agricole, alors qu'il s'agit du problème n°1. »
Et c’est aussi sur le dossier de la directive nitrates que la colère gronde. Le classement de centaines de communes supplémentaires dans le centre et le Sud de la France en zone vulnérable va impacter lourdement les élevages, qui devront respecter de nouvelles contraintes. Questionné sur le sujet, le ministre a indiqué qu’il « éviterait aux éleveurs de bétonner », sous-entendu d’investir.
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