La Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viande a dénoncé la semaine dernière les difficultés traversées par la filière. « Incapacité à répercuter les hausses des matières premières, défaut de compétitivité : c’est exactement ce que la FDSEA et JA ont dénoncé il y a près d’un an en montant à Paris en tracteurs », ont réagi les organisations syndicales du Finistère dans un communiqué commun.
Alors qu'ils demandaient déjà il y un an, la fin des distorsions de concurrence : « depuis rien n'a changé ; cela a même empiré puisque les salaisonniers ressentent maintenant ces problèmes ». Les deux syndicats se demandent « s’il faudra attendre que tous les maillons de la filière soient à genoux pour s’attaquer enfin à la toute puissante grande distribution », attendant de François Hollande qu'il revoit la Loi de modernisation de l'économie.
L'occasion par contre pour FDSEA et JA de prendre le contrepied des critiques formulées sur l'étiquetage obligatoire de l'origine des viandes. « Il est plus que nécessaire de donner le choix au consommateur de faire un acte d’achat citoyen et d’y trouver une qualité gustative, une excellence sanitaire et une vertu sociétale », explique le communiqué. Rejetant les craintes de hausse des prix formulées par les industriels charcutiers : « C’est ensuite le commerce qui fera le prix des produits français : s’ils sont plus chers, c’est que le cours sera tiré par la demande ! »
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