« Je n'envisage pas qu'il n'y ait pas de cotations au marché de Plérin (...) Aujourd'hui tout sera mis en œuvre pour faire en sorte qu'il y ait des cotations », a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse. Interrogé sur les moyens de pression à sa disposition, le ministre a évoqué « la capacité à négocier, à discuter, et que chacun assume ses responsabilités ».
Des discussions par téléphone devraient avoir lieu dans l'après-midi avec des responsables de Bigard, leader de la viande en France, et de la coopérative Cooperl, qui ont décidé lundi de ne pas participer au marché au cadran de Plérin, jugeant le prix pratiqué trop élevé pour leur permettre de rester compétitif, face à la concurrence allemande et espagnole notamment. Ce prix, de 1,40 euro/kilo avait été fixé mi-juin entre les différents acteurs de la filière (éleveurs, industriels, distributeurs), sous la houlette du ministère, pour permettre aux éleveurs de couvrir leurs coûts de revient.
« Ce n'est pas un prix politique, mais un engagement qui a été pris » par les professionnels, a soutenu Stéphane Le Foll. « Ceux qui ont quitté le marché (lundi, ndlr) n'avaient pas sollicité les différents acteurs » pour tenter de trouver une solution à leurs problèmes, a-t-il regretté. Stéphane Le Foll a annoncé la tenue d'une table ronde fin août, sans préciser qui seront exactement les participants. Sur les hausses de prix récemment négociées face à la crise de l'élevage, « il faut que chacun joue le jeu, la grande distribution joue le jeu », a-t-il affirmé.
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