« Cette réponse de court terme était bien le minimum indispensable pour débloquer la situation très tendue de ces derniers jours ; elle n'est pas suffisante et il faut donc maintenant travailler sur des réponses structurelles, afin de redonner de la compétitivité à nos producteurs et à la filière agroalimentaire dans son ensemble », écrit le sénateur des Yvelines dans un communiqué.
« L'agroalimentaire est depuis toujours un atout de la France, mais c'est aujourd'hui un atout en sursis si l'on ne prend pas des mesures qui redonnent de la compétitivité », ajoute-t-il. Pour Gérard Larcher, « il va falloir faire face à des lendemains difficiles tant dans la filière porcine que bovine. Quant à la question laitière, elle demeure à régler ». Il faut aussi « repenser la compétitivité de nos entreprises agricoles et l'adapter à une agriculture du 21e siècle ».
« Trop de charges, trop de normes, une fiscalité inadaptée, le fardeau de l'endettement, la nécessité de la contractualisation, la mise en œuvre de la politique agricole commune, voilà les vrais sujets et le Sénat se mobilisera autour d'eux », assure-t-il. Il souligne aussi qu'il a fallu attendre la « forte mobilisation des éleveurs et les blocages de routes pour qu'enfin le gouvernement réagisse » alors que le Sénat, qui avait organisé le 16 juillet une conférence agricole avec les acteurs de la filière agroalimentaire, l'« avait alerté depuis des semaines sur la nécessité d'agir vite face à la désespérance croissante des éleveurs ».
De son côté, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a jugé le plan de « très insuffisant ». « Il n'y a pas véritablement de restructuration de la dette et ce ne sont pas les 600 millions d'euros, comme annoncé, qui vont aider l'agriculture. Sur ces 600 millions d'euros, 500 millions ne sont que des reports de charges et d'impôts. Ensuite, parce que ce plan ne règle en rien le problème de fond qui est celui de la compétitivité de nos entreprises agricoles ».
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