« La déflation est dangereuse pour la filière et ne sert ni l'intérêt des distributeurs ni celui des fabricants. Au final, elle est même dangereuse pour le pays », explique M. Faber, qui a pris la direction opérationnelle de Danone à l'automne, à la place de Franck Riboud.
Le dirigeant estime que cette tendance «ne va pas se ralentir avec l'apparition des grandes « centrales » d'achat et « entraîne de la précarité dans la filière ».
Les géants de la distribution se sont récemment alliés et seulement quatre groupes (Casino allié à Intermarché, Carrefour et Cora, Auchan avec Système U et Leclerc seul,) représentent 90% du marché de l'achat.
La situation pèse aussi sur les marges de Danone en France, dont «nous ne sommes pas satisfaits (...) C'est un sujet de préoccupation permanent, comme le prouve le plan d'économies de 200 millions d'euros lancé en 2012 », souligne M. Faber.
Le dirigeant affirme néanmoins vouloir continuer à investir en France.
« Dans le cadre de notre réorganisation industrielle en Europe, la France va recevoir plus de volumes et c'est justement parce que nous avons investi dans nos usines françaises », explique-t-il.
Danone a vu ses ventes de produits laitiers frais reculer en Europe au 1er trimestre mais ses branches Nutrition infantile, Eaux et Nutrition médicale ont en revanche affiché un chiffre d'affaires en croissance.
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