Le petit fléchissement apparu fin novembre sur les cotations françaises n’est en rien significatif. Les marchés des ingrédients laitiers sont toujours sous tension avec une ressource laitière très diminuée en Europe et l’absence de stocks. La baisse observée habituellement à l’approche de la trêve des confiseurs ayant été peu marquée, certains acheteurs se sont affolés et le cours du beurre a flambé, en Allemagne, aux Pays-Bas, puis en France. Le repli de la collecte dans l’UE à 27, commencé en septembre, s’est accentué sur les mois suivants. Ailleurs dans le monde, tous les bassins exportateurs connaissent aussi un reflux de leur production laitière. Même les USA, jusqu’alors très dynamiques, ont affiché une baisse en octobre (- 0,5 %). La demande mondiale reste toujours bien orientée et attise la tension sur les prix. Pour exemple, les importations chinoises de fromages ont progressé de + 40 % entre janvier et octobre (source Idele). L’année 2022 s’annonce sous les meilleurs auspices en matière de prix du lait, avec cependant deux interrogations. La cinquième vague du Covid-19, qui a poussé certains États de l’UE à un nouveau confinement, pourrait-elle avoir un impact sur la demande en produits laitiers ? Et au niveau français, les négociations sur les PGC aurons-elles un impact sur l’augmentation du prix du lait au même titre que les marchés export ?
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