Partout dans le monde, les prix élevés de l’énergie et des aliments ne sont pas favorables à une hausse importante de la production laitière. À cette offre modérée répond une demande mondiale toujours solide, à peine freinée par les tensions dans le transport maritime (pénurie de containers et de bateaux). Mi-septembre, la cotation du beurre, stabilisée cet été à un bon niveau, a brusquement bondi de 150 €/t. Ce marché, moins soumis aux variations mondiales, connaît une tension forte en Europe. Nous approchons du creux de collecte (déjà très marqué en France), l’offre est donc limitée alors que la demande se renforce, avec une situation sanitaire semblant s’améliorer sur le continent. La cotation du beurre est aussi soutenue par les prix très élevés de la crème industrielle. À 4 250 €/t, elle est donc à plus de 850 € au-dessus du prix de 2020 à la même date. La tension est un peu moins forte sur la poudre maigre mais les prix sont à un niveau très élevé, les acheteurs sont donc plus attentistes. Ils ne se couvrent que sur le court terme. Là aussi, les stocks sont réduits et les disponibilités limitées.
Cette situation sur le marché des ingrédients devrait se maintenir jusqu’à la fin de l’année et au début de la suivante. Malgré les disponibilités en fourrages cet automne, on voit mal comment la collecte européenne pourrait rebondir significativement.
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