La collecte de l’UE a enregistré un léger rebond en mars (+ 0,5 %) sous l’impulsion de l’Irlande et de la Pologne. Aux USA, la production reste dynamique (+ 1,8 %). La collecte dans l’hémisphère Nord est à son pic et l’offre laitière est importante, mais sans être pléthorique. En face, la demande mondiale de produits laitiers est toujours très bien orientée. Le marché de la poudre 0 % est tiré par les achats chinois, qui ont progressé de 34 % au premier trimestre. Un débouché qui a surtout profité à la poudre nord-américaine, plus compétitive que son homologue européenne. Les cours du pétrole élevés facilitent aussi les achats des pays du Moyen-Orient et de l’Algérie. La cotation du beurre a connu un léger fléchissement en avril, habituel à l’approche du pic de la collecte dans l’UE. Rien à craindre de ce côté, et la réouverture des restaurants devrait apporter un surcroît de consommation, probablement éphémère, mais qui pourrait tendre le marché. Globalement, en l’absence de stocks de produits laitiers et avec une offre en lait qui va s’amenuiser dans les prochains mois, personne n’est inquiet quant aux prix des commodités. Ils ont déjà atteint un niveau élevé, et une tension supplémentaire forte, qui affecterait la demande, n’est pas non plus envisagée. À moins qu’une contrainte climatique (le risque de canicules a été annoncé) ne vienne perturber l’offre laitière.
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