L’offre laitière progresse dans l’UE mais elle reste relativement maintenue : + 1,1 % au premier trimestre, toujours tirée par l’Irlande et la Pologne. En France, la progression à fin juin n’était que de + 0,7 %, et + 1 % en Allemagne. Et les fortes chaleurs de l’été pourraient avoir ralenti la production. Après un gros trou d’air au 1er trimestre (crise du Covid-19 en Asie), les exportations de l’Europe vers les pays tiers ont repris à un rythme soutenu : + 59 % en beurre de janvier à juin, + 10 % en fromage, même la poudre grasse, généralement chasse gardée des Néo-Zélandais, s’exporte mieux : + 15 %. La baisse observée sur la poudre maigre (- 16 %) n’est pas significative car en 2019, l’UE écoulait encore ses stocks d’intervention : l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont toujours de très bons clients. La cotation du beurre est restée d’une grande stabilité et à un bon niveau ces dernières semaines. Celle de la poudre maigre a légèrement fléchi cet été puis a rebondi dernièrement après un appel d’offres de l’Algérie. Le marché des ingrédients est globalement sain, mais l’avenir toujours incertain. Quelle sera la demande de produits laitiers sur la fin de l’année ? La pandémie sera-t-elle toujours maîtrisée ? Selon l’optimisme de chacun, on peut prédire pour le dernier trimestre une tendance baissière ou, au contraire, un retour de la hausse des cotations.
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