Les cours des ingrédients laitiers ont subi une baisse dramatique depuis deux mois. Les fabrications ont augmenté chez les transformateurs et les exportations sont très ralenties. Dans les pays confinés, la consommation de produits laitiers reste timide, surtout en Asie. Et dans cette tendance baissière, les acheteurs attendent pour passer commande. Ainsi la poudre 0 % à 1 870 €/t se rapproche de son niveau d’intervention (1 700 €/t). La cotation du beurre s’est aussi dégradée, à 2 600 €/t, malgré une moindre dépendance au marché mondial et une demande européenne qui reste bonne. Mais il se pourrait que nous ayons atteint un plancher pour ces cotations. Si nous voulons être optimistes, le pic de production est passé et, à condition que le déconfinement se déroule dans de bonnes conditions, l’activité économique devrait reprendre. Une inflexion des prix pourrait donc apparaître dès le deuxième trimestre. Si les fondamentaux de la demande mondiale que nous connaissions début 2020 ne sont pas altérés, les acheteurs reviendront vers l’Union européenne. La décision politique de la Commission, certes tardive, d’activer l’aide au stockage privé des produits laitiers est aussi un signal qui est donné au marché.
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