Depuis début septembre, la hausse de la cotation de la poudre de lait écrémée se dessine. C’est un mouvement général en Europe. Les stocks de poudre d’intervention qui avaient été achetés par les opérateurs ont fini de s’écouler pendant l’été et la demande mondiale sur ce produit reste excellente. Sur les sept premiers mois de l’année, l’UE a exporté plus de 600 000 t de poudre 0 %, un record qui dépasse de 28 % le volume de 2018. Cette tendance devrait se poursuivre car nos concurrents sur le marché mondial voient leur collecte stagner ou ralentir. Dans l’UE toujours, la ressource laitière pourrait être réduite par les déficits fourragers liés à la sécheresse. Le marché de la poudre devrait donc se tendre à l’automne. Mais il est loin du sommet de début 2014 à 3 300 €/t.
La situation du beurre est différente avec des stocks qui restent importants malgré la hausse des exportations européennes au premier semestre. La cotation s’est stabilisée depuis août après avoir perdu près de 1 000 €/t en six mois. En fonction de la disponibilité en lait dans les mois qui viennent, elle pourrait se relever un peu mais sans retrouver son niveau du printemps. Les cours des fromages ingrédients sont remarquablement stables depuis le début de l’année. Le marché est très équilibré avec une consommation européenne toujours en hausse.
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