« Les éleveurs de porcs français sont victimes d'une véritable spoliation par l'aval de la filière », écrivent mardi dans un communiqué les deux syndicats au moment où se déroulent les négociations commerciales annuelles entre producteurs et distributeurs. Les deux syndicats observent que le prix de vente au kilo est de 15 à 21 centimes plus élevé dans les deux principaux pays européens concurrents de la France en production porcine, l'Espagne et l'Allemagne. Ils demandent aux organisations professionnelles « de refuser la pression de prix à la baisse imposée par les GMS (Grandes et moyennes surfaces, ndlr) sur le marché français via les abatteurs ».
« Si rien ne bouge », les deux syndicats annoncent qu'ils organiseront « très prochainement l'expression de la colère des éleveurs face à cette confiscation de valeur ».
Après avoir connu une forte poussée consécutive à une longue crise, le prix du porc n'a cessé de se replier ces dernières semaines lors des cotations au Marché du porc breton (MPB) qui sert de référence au plan national.
Lors de la dernière cotation lundi, le cours s'est établi à 1,452 en baisse de trois centimes par rapport à la cotation précédente, jeudi dernier. Le cours était monté à 1,70 euros entre le 19 septembre et la mi-octobre, ainsi qu'entre le 21 novembre et la mi-décembre. La Bretagne fournit près de 60 % de la production porcine française.
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