Toutes les enseignes « ont maintenant joué le jeu, sauvant ainsi de nombreuses PME d'une possible faillite ». La FICT (fédération des industries charcutières) s'attend, comme proposé par le médiateur, « à ce que toutes les renégociations soient terminées au 15 juillet en respectant l'impact de la hausse du cours du porc et des pièces de découpe. » « La législation stipule que les contrats sont signés pour une année et que les négociations doivent se terminer fin février », a rappelé Bernard Vallat, président de la FICT. Or, celles ci se sont achevées « sur la base de cours historiquement bas », a-t-il souligné. Conséquence de l'épidémie de peste porcine africaine, la demande chinois a explosé, faisant flamber le prix du porc de 24 % au marché au cadran, « à partir de la mi-mars jusqu'à maintenant », selon Bernard Vallat, qui souligne que la matière première constitue « 50 à 60 % du prix du produit fini ». La fédération a écrit aux enseignes et alerté les pouvoirs publics pour qu'ils fassent pression sur celles-ci.
Selon la Fict, 80 % des renégociations en cours ont fait l'objet d'un accord signé. En revanche, par rapport aux demandes de « nos membres, les enseignes ont accepté 61 % des montants en moyenne, avec d'énormes disparités », selon Bernard Vallat. « Donc, on a quand même des PME qui vont être en difficulté, mais c'est quand même mieux que s'il ne s'était rien passé. Là, on aurait eu une vraie catastrophe », a-t-il poursuivi. Et le phénomène pourrait bien se reproduire, selon lui : « Depuis trois semaines, il y a un plateau (dans l'évolution des prix du porc), mais on s'attend à de nouvelles hausses, parce que les Chinois ont tapé dans leurs stocks, ils en avaient beaucoup, et là, les stocks s'épuisent. Il va y avoir une très grosse demande qui va à nouveau peser sur les cours ». La FICT souhaiterait l'instauration d'un mécanisme permanent de révision à la hausse ou à la baisse des contrats sur la base des fluctuations du coût des matières premières utilisées par les entreprises.
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