Depuis quelques années, les éleveurs doivent faire face aux associations antispécistes, qui en diffamant leur métier, cherchent à abolir l’élevage. C’est notamment le cas de l’association L214, dont le mode d’action est la mise en ligne de vidéos tournées illégalement dans les abattoirs et les élevages. Aujourd’hui, l’association franchit un nouveau cap en créant son département pédagogique « L214 Éducation ». Elle souhaite ainsi, par le biais de supports de communication et d’argumentaires, diffuser sa vision du spécisme et du droit des animaux dans les écoles, et ce de la maternelle au lycée. Pour ce faire, elle propose des modules tels que « Un animal comme moi » en CP et maternelle, expliquant que les animaux et humains sont égaux, ou encore « Quelle alimentation pour demain » au collège et au lycée, incitant à la déconsommation de produits d’origine animale !
En parallèle, suite au refus de son agrément, l’interprofession des fruits et légumes se voit contrainte de mettre fin à ses actions pédagogiques menées dans les écoles publiques depuis 18 ans, grâce à son réseau de diététiciens. Interfel déplore « une décision incohérente », prise car ses actions, pourtant reconnues et encouragées par les pouvoirs publics, ont été jugées comme ne revêtant pas « un caractère d’intérêt général strict » et ayant pour seul objet d’« assurer la promotion de ses produits ».
« Ministères, accordez vos violons »
Son président Bruno Dupont s’insurge au nom de l’interprofession : « Comment accepter que, d’un côté, on nous somme de contribuer fortement à ces enjeux de santé publique et, de l’autre, on nous interdise de déployer des moyens d’information qui ont fait leurs preuves…. Ministères, accordez vos violons, ou nous nous verrons dans l’obligation de tout arrêter ! »
« Seuls 6 % des jeunes de 2 à 17 ans répondent aux recommandations de l’OMS de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour alors l’éducation alimentaire à l’école, inscrite dans la loi, constitue un axe prioritaire de santé publique », explique l'interprofession des fruits et légumes. « Interfel fait donc une priorité et en enjeu de santé publique d’accroître la consommation des fruits et légumes frais. Ses actions sont donc menées en ce sens, avec le soutien et les encouragements des pouvoirs publics. »
Notamment, à la demande du président de la République, elle a intégré dans son plan de filière le renforcement des actions d’information à destination des jeunes et le soutien à la restauration collective. Avec le soutien du ministère de l’agriculture, et en partenariat avec l’Éducation nationale, elle a aussi mis en place un accompagnement pédagogique par son réseau de diététiciens du programme de distribution « Des fruits et légumes, lait dans les écoles », financé par l’Europe.
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