« Les mycotoxines peuvent altérer la production laitière du troupeau, causer des mammites et même des boiteries, voire des problèmes de reproduction. C'est une toxine assez sournoise dont les conséquences varient d'un troupeau à l'autre, prévient Loïc Quéméré, directeur technique d'Eilyps. On a parfois des cas où les mycotoxines sont présentes dans le maïs mais les vaches n'expriment aucun problème, ça dépend. »
L'observatoire mycotoxines de Bretagne (qui s'étend aussi maintenant à la Normandie, les Pays de la Loire, l'Est et le Pas-de-Calais), révèle des teneurs homogènes depuis trois ans. Les différences se font d'une région à l'autre, et c'est d'ailleurs en Bretagne que le risque mycotoxine est le plus élevé.
Comment s'adapter face aux mycotoxines
Le principal facteur de risque pour les mycotoxines, c'est la météo (pluie et douceur favorables au développement des champignons), mais on n'a pas d'emprise dessus. En revanche, l'expert explique : « Les précédents culturaux, le travail du sol (le non-labour favorise leur présence) et les variétés peuvent aussi intervenir. »
Si l'analyse révèle une présence de mycotoxines dans le maïs, l'éleveur peut se tourner vers un capteur de mycotoxines. « S'il le peut, l'idéal serait de réduire la proportion du maïs ensilage touchée dans la ration, ou de le diluer sur une plus longue période. On peut notamment réserver le silo concerné au printemps, lorsque les vaches ont de l'herbe en complément. »
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