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Analysant le marché des céréales lors du Space 2016 à Rennes, Jean-Charles Dault, consultant formateur chez Offre et demande agricole, estime que certains polyculteurs-éleveurs pourraient davantage optimiser la vente de leurs céréales.
A l’instar des fabricants d’aliments à la ferme, en prise directe avec la volatilité des cours des céréales et donc très concentrés sur leurs achats pour l’alimentation de leur troupeau, « certains polyculteurs-éleveurs pourraient optimiser leurs ventes de céréales », estime Jean-Charles Dault, consultant formateur chez Offre et demande agricole.
« De nombreux polyculteurs-éleveurs se focalisent beaucoup – et c’est normal, sur leur "casquette éleveur", explique-t-il. Or, beaucoup peuvent avoir 300 ou 400 t de céréales à vendre, sur lesquelles ils se concentrent moins. C’est pour eux une marge de manœuvre pour améliorer leur chiffre d’affaires. »
« Sur la précédente campagne de blé par exemple, on a observé un différentiel un peu supérieur à 50 € entre les prix les plus bas et les prix les plus élevés. Avec 300 t, un éleveur peut donc faire fluctuer son chiffre d’affaires de 15 000 €. Certes, on ne vend pas toujours aux prix les plus hauts, ni au prix les plus bas, mais cela donne une idée des marges de manœuvre envisageables pour certains éleveurs qui ont des céréales à vendre. »
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