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En l’absence de "raz-de-marée laitier" depuis la fin des quotas il y a deux mois, l’interprofession laitière considère que l’amélioration de la conjoncture au second semestre 2015 est un « scénario probable ». En attendant, l’effet de ciseau entre le prix du lait et les charges « impacte durement les trésoreries des exploitations ».
Au Cniel , on se veut optimiste quant à la conjoncture laitière des prochains mois. Benoît Rouyer , économiste à l’interprofession laitière estime dans son dernière analyse qu’en l’absence de « dérive haussière de la collecte » dans les principaux bassins de productions mondiaux, « une amélioration de la conjoncture au second semestre constitue un scénario assez probable ».
[Vidéo] Benoît Rouyer: « Une amélioration de la conjoncture au second semestre est un scénario probable »
Pour lui, la « conjoncture reste difficile », avec un prix du lait au mois de mars établi à 301 €/1.000 l par FranceAgriMer, et un indice Ipampa de prix d’achat des moyens de production agricole sur une tendance haussière depuis début 2015.
« La production laitière a été plutôt dynamique au Danemark, en Irlande ou en Pologne », explique l’économiste. Mais la collecte a été plutôt bien maitrisée en France et en Allemagne , les deux principaux producteurs de lait européens. « Les sondages hebdomadaires allemands montrent une progression modérée depuis le début de la période post-quota. Le constat est identique en France : le pic de collecte a été atteint fin avril sans rejoindre les niveaux collectés en 2014. »
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