Dans le Lot-et-Garonne, la Dordogne, la Creuse, les Landes ou l'Aveyron, des appels à manifester devant les préfectures ont été lancés ces dernières heures par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, deux syndicats aux positions souvent opposées mais unis pour dénoncer cette politique d'abattage total.
« L'État tue nos vaches et nos éleveurs », « Pas touche à nos troupeaux », pouvait-on lire sur des banderoles déployées devant la préfecture du Lot-et-Garonne, où environ 70 personnes étaient mobilisées selon les organisateurs et la police.
Un veau mort a été accroché à la grille de la préfecture d'Agen, avec la mention « Stop au massacre », en réaction à l'abattage de 83 bovins dans une ferme du Doubs, pourtant vaccinés, qui a donné lieu mardi à une intense mobilisation agricole avec environ 300 manifestants. Une centaine de manifestants avaient aussi tenté lundi de s'opposer à l'abattage d'environ 80 bovins dans les Pyrénées-Orientales.
« L'État tue nos vaches et nos éleveurs »
Marion Débats, éleveuse et porte-parole de la Confédération paysanne du Lot-et-Garonne, a déploré mercredi une « gestion inhumaine » et appelé à expérimenter un abattage des seules bêtes contaminées car avec l'arrivée de l'hiver, le troupeau est « confiné » et il n'y a plus d'insectes vecteurs, souligne-t-elle.
José Pérez, coprésident de la CR 47, a lui jugé « complètement honteux et scandaleux » la « politique destructrice d'abattage total ». La ministre de l'agriculture Annie Genevard, originaire du Doubs, a rappelé mardi que cette mesure avait été prise en concertation avec la profession.
« Évidemment que c'est terriblement douloureux pour les éleveurs », a-t-elle déclaré dans un entretien au quotidien Ouest-France. « Mais en quatre mois, nous avons éradiqué la maladie en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Rhône...
Dans d'autres pays qui ont opté pour l'abattage partiel, ils ont mis des années à éradiquer la maladie. » Sur environ 2 700 animaux euthanasiés en France depuis cinq mois, plus de 1 700 l'ont été dans une zone se partageant entre la Haute-Savoie, la Savoie et l'Ain, premier foyer de l'épizootie de dermatose qui frappe désormais dans les Pyrénées et le Doubs.
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