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Paroles de lecteursPrix et revenu : la seule piste pour renouveler les générations d'éleveurs !

 « Dans les zones où l'élevage dégage du revenu (AOC, vente directe...), les jeunes reviennent », fait remarquer Moty.(©Terre-net Média)
« Dans les zones où l'élevage dégage du revenu (AOC, vente directe...), les jeunes reviennent », fait remarquer Moty.(©Terre-net Média)

« Tant que le prix du lait ne rémunèrera pas les éleveurs, pas de jeunes pour s'installer en production laitière ! » Fabrice Miossec résume parfaitement la situation. Sans augmentation de prix, comme de revenu, inutile de chercher à attirer vers l'élevage, confirment d'une même voix les lecteurs de Web-agri... Tout « débat » n'est que « bla-bla ».

Salut a « une piste simple » : « mieux payer le lait ! »

« Tant qu’il n'y aura pas un prix du lait permettant de rémunérer les éleveurs, il n’y aura pas de jeunes pour s'installer en production laitière ! », confirme Fabrice Miossec.

« Mieux rémunérer les producteurs mais sans que tous les organismes agricoles se servent au passage... (...) », réplique André Bringuier.

« Investir sur 15 ans, sans connaître le prix du lait »

Fabrice Miossec répète : « Tant que les éleveurs ne peuvent pas vivre de leur métier, ce n’est pas la peine que les jeunes essaient de s’installer. » Il témoigne : « Nous, par exemple, nous avons investi sur 15 ans pour les bâtiments alors qu’on ne connaît même pas le prix du lait pour le mois suivant ! »

Avec des charges moins élevées, on aurait un meilleur revenu.

André Bringuier est « tout à fait d'accord » mais « sans charges si élevées », on aurait déjà un « meilleur revenu ».

« Un capital qui ne vaut pas grand-chose »

Manu Mejean est « éleveur laitier ». « Pendant un entretien téléphonique avec un dirigeant de notre laiterie pour revoir le prix du lait, celui-ci nous a répondu qu'il ne l'augmenterait pas malgré les hausses actuelles et qu'on n'avait pas à se plaindre vu le capital que nous avions !! », raconte-t-il. Résultat : il « cherche par tous les moyens à arrêter ce métier ! »

Fabrice Miossec est « également producteur de lait en Lot-et-Garonne mais chez un privé ». « On arrive encore à discuter », précise-t-il. Toutefois, « le capital, ça ne veut rien dire. Mon père doit prendre sa retraite, mais il ne va pas valoir grand-chose alors que deux de ses fils se sont installés avec lui. Ce n’est peut-être pas la peine qu’on continue ! (...) »

Pourquoi pas un salaire minimum...

Franck Sky propose « (...) un salaire net minimum jusqu'à ce que l'éleveur puisse se rémunérer convenablement ».

 Ou « (...) un genre de RSA pour agri », suggère Alexandre Salvaggio.

« Toute l'agriculture touchée »

« Toute l'agriculture est touchée, pas que les éleveurs, et depuis longtemps », selon Frédéric Massieu.

« Au lieu de se masturber l'esprit avec des "si" pour trouver des jeunes, il faudrait déjà nous payer nos récoltes à des prix corrects, insiste Philippe Duvigneau. J'ai bientôt 60 ans et j'envisage de démonter mon exploitation pour ne conserver que les terres. Et hors de question pour moi de les laisser pour rien ! Si les citadins ont faim, ils ont leurs balcons pour cultiver des salades... Pour ma part, j'aurai de quoi manger. »

Installer des néoruraux pour 80 h au Smic ?!

« Blablabla et blablabla, ironise Pierre. Au moins 40 ans que des conférences sont organisées sur ce sujet (du renouvellement des générations d'éleveurs, NDLR) ! Et qu'en fin de compte, on pousse à l'agrandissement des exploitations et à la hausse de la production en parallèle. Du cinéma ces débats qui, si ce n'est pas les éleveurs, rémunèrent bien ceux qui les tiennent... Dire qu'ils pensent pouvoir installer des jeunes néoruraux, élevés dans l'esprit des 35h et des vacances avant tout, pour les faire travailler 80 h au Smic... »

« +++ de volumes, de travail, de charges pour gagner --- »...

Moty résume : « Le + apporté aux jeunes éleveurs depuis 20-30 ans : +++ de volumes, donc +++ de travail, +++ de mécanisation et +++ de consommation d'énergie avec, au bout, --- de revenu ! Conclusion : ce modèle, les futurs éleveurs n'en veulent plus. Ils veulent travailler raisonnablement et gagner normalement leur vie comme tout citoyen !! »

Ce modèle, les futurs éleveurs n'en veulent plus !

Pour preuve : « Dans les zones où l'élevage dégage du revenu (AOC, vente directe...), les jeunes reviennent. Comme dans le Grand-Ouest dans les systèmes herbagers », ajoute ce même lecteur.

... « L'équation est simple »

« Le lait s'est développé en France grâce aux revenus qu'il permettait de dégager et maintenant, il va disparaître à cause du manque de revenu des fermes laitières, déplore Terminé. L'équation est simple, le reste c'est du vent ! (...) L'élevage est fini en France !! »

C'est mort... 2026, c'est demain !!

Nicolo enchaîne : « 2026, c'est demain, je crois que c'est mort pour renouveler les générations d'éleveurs ! Pas grave, la France importera un peu plus, elle n'est plus à ça près ! Aller jusqu'à faire intervenir des philosophes, cela devient ridicule. (...) "France terre de lait" ??? Le litre à 500 €, moins de contraintes de la part des laiteries et de l'État et vous verrez, tout ira mieux ! Le reste n'est que littérature. Quant à faire rentrer la société dans nos fermes, regardez où ça nous mène : nous devons faire notre métier en fonction des petits caprices des consommateurs et se plier à leur vision de l'agriculture alors qu'ils ne savent rien de nous et de notre savoir-faire !! Cela devient ingérable !!! »

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