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Paroles de lecteursLes tourteaux en alimentation animale : les éleveurs peuvent-ils s'en passer ?

 N'oublions pas que « les tourteaux sont des déchets. Si les animaux ne les consommaient pas, ils iraient à la poubelle », rappelle Fabrice Pintenat. (©Terre-net Média)
N'oublions pas que « les tourteaux sont des déchets. Si les animaux ne les consommaient pas, ils iraient à la poubelle », rappelle Fabrice Pintenat. (©Terre-net Média)

Les discussions entre les lecteurs de Web-agri sur les tourteaux, de soja notamment, sont riches en ce début février. Il faut dire qu'après une courte stabilisation en décembre, les prix sont repartis à la hausse, retrouvant les niveaux record auxquels ils sont habitués depuis plusieurs mois. Mais selon vous, est-ce si simple pour les éleveurs de ne plus en utiliser ?

Grégoire Métais semble surpris : « Les prix des tourteaux avaient baissé ? »

« De 1 € », ironise Leculdoson Cou.

« Quand on sait qu'à la base, les tourteaux sont des déchets..., rappelle Fabrice Pintenat. Si les animaux n'étaient pas là pour les consommer, ils iraient à la poubelle. »

Les prix des tourteaux avaient baissé... de 1 € !

Un coproduit riche en protéines

« Le tourteau est un coproduit de l'industrie agroalimentaire, avec de très bonnes valeurs nutritionnelles en alimentation animale, poursuit Alain Bucquet. Les éleveurs ne peuvent pas s'en passer, toutes espèces confondues, car ils ne sont pas tous autonomes en protéines et ont recours aux produits d'importation, dont beaucoup nous arrivent du Brésil... »

Très bonne valeur nutritionnelle en alimentation animale.

« Je suis au courant, je suis un ancien éleveur », réplique Fabrice Pintenat.

Arthuis Pierre confirme : « Les tourteaux, qu'ils soient de soja, de luzerne, ou autre sont des aliments très riches, notamment en protéines. »

« Du tourteau de luzerne ??, s'étonne Alain Bucquet. Vous en avez croisé où ? Ça n'existe pas... »

Les autoproduire plutôt sur la ferme

« La base serait de produire sur la ferme ce que nos animaux consomment plutôt que d'acheter du soja brésilien, puis demander aux Français d’acheter notre viande », estime Guesch Tapopoulos.

Damien Vigne est « entièrement d’accord ».

« Sauf que dans certaines régions d’élevage, impossible d’être autosuffisants », intervient François David.

Tous les éleveurs ne peuvent pas être autosuffisants.

« Déjà, il faut arrêter le soja étranger et développer une filière française de protéines », propose Frédéric Aubrée.

Développer une filière française

« Oui mais la production française de protéines est plus que déficitaire. Les céréaliers ne s'intéressent pas assez aux protéagineux », objecte la Ferme Sainte-Marie.

« Une filière, ça se crée », rétorque Frédéric Aubrée.

Ou cultiver de la luzerne.

« L'agriculteur peut se passer de tourteaux en faisant de la luzerne. En plus, il y aura moins de réchauffement climatique », conseille Jacques Paillette.

« Arrêtez d'en acheter, insiste Christophe Ruggiero. J'ai du trèfle 2e coupe avec 15 % de luzerne à vendre, si cela vous intéresse. »

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