Tel est l’objectif que s’est fixé le jeune éleveur dès son installation, en février 2021, à Rostrenen dans les Côtes-d’Armor. Il explique, en vidéo, les stratégies mises en place pour y parvenir et les résultats obtenus.
À l’installation : le choix d’un « système économe », avec « très peu de recours à la mécanisation et aux bâtiments ».
Joseph Duhamel n’est pas fils d’agriculteur, et n’avait pas de « mise de départ permettant de reprendre une ferme laitière dite « classique » ». Ainsi, il a pu « s’installer dans des conditions très correctes, en faisant financer le projet par la banque, sans forcer le prévisionnel », souligne-t-il dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube de la chambre d’agriculture de Bretagne.
L’objectif : « Minimiser investissements, charges, temps de travail, dans le but de maximiser la marge. »
Pour l’atteindre, le jeune éleveur a déployé plusieurs stratégies.
- Un système tout herbe, sans concentré, pour « réduire au maximum le coût alimentaire ».
« C’est le pâturage qui récolte l’herbe, pas la faucheuse ! », lance-t-il. « Nous ne l’utilisons que sur les excédents de printemps, pour faire du foin pour l’hiver. »
- Des vêlages groupés de printemps pour « rationaliser le travail sur des périodes données ».
« Les vêlages ont lieu à la fin d’hiver, la repro et les foins au printemps. En été et en l’automne, le travail de l’élevage se limite à la traite, quasiment. À partir de Noël, j’arrête même de traire pendant deux mois », détaille-t-il.
- La monotraite pour optimiser « le lait récolté ».
« En système tout herbe sans concentré, la production laitière baisse assez fortement alors la monotraite ne change pas grand-chose », fait remarquer le producteur.
- Des croisements de races 3 voix pour « avoir des animaux très fertiles, se reproduisant tous les ans autour des mêmes dates, qui se comportent bien au pâturage, et sont résistants en restant dehors presque toute l’année ».
Il s’agit également de « maximiser la matière utile sur les taux et le lait », ajoute-t-il.
Les résultats (deux bilans comptables de recul) : « 85 000 € d’EBE pour 40 000 € d’annuités, soit 45 000 € pour l’autofinancement et les prélèvements privés. »
Une situation « plutôt confortable en élevage bovin lait », analyse Joseph. « Le système demeure très résilient malgré l’inflation, de l’énergie notamment, car j’achète le minimum d’intrants, alors la trésorerie se porte pour le mieux », insiste-t-il. D’où l’intérêt de réfléchir son système dès l’installation.
Les projets : « Continuer à optimiser les grandes directions qui sont prises. »
Cela passe par :
- la distribution des fourrages au champ
Ceci dans l’optique de « ne plus avoir de vaches laitières en bâtiment ». Plus d’achat ni de transport de paille, de gestion du fumier, de paillage… « L’impact sur les charges de structures est direct ! », constate l’exploitant.
- les vaches nourrices pour élever les génisses
Joseph Duhamel ne veut « plus avoir de lait à distribuer le soir » et espère améliorer encore l’état des génisses et leur facilité de conduite.

Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »