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En 2020, Cyril, 32 ans, a repris avec sa femme, en hors cadre familial dans le Morbihan, une ferme laitière biologique, herbagère. Deux ans après, il fait un premier point de situation plutôt positif : son système désormais 100 % herbe, davantage pâturant et autonome, lui permet de dégager du revenu et du temps libre ! (article paru le 02/09/22 mis à jour le 03/11/22)
Cyril Faucheux s'est installé avec son épouse en 2020 sur la commune de Campénéac dans le Morbihan (56). Ensemble, ils ont repris l'élevage laitier d'un tiers en agriculture biologique en l'axant encore davantage sur le pâturage et le gain de temps. Un projet mûrement réfléchi en amont car comme l'explique Cyril, « il faut établir son projet de vie avant de lancer les investissements ».
Dès le départ : des objectifs clairs
S'installer à Campénéac (ils y habitent depuis deux ans et Cyril y a grandi).
Dégager du revenu (pour deux personnes) et du temps libre.
Produire du lait bio.
Être en 100 % herbe.
Une ferme à reprendre qui colle bien
Située sur la commune.
En AB depuis 10 ans.
60 ha accessibles aux vaches (sur 80 ha de SAU) : soit 90 ares d'herbe/VL.
Avant les vaches pâturaient sur 40 ha. Maintenant, elles tournent sur 60 ha car le couple a rétabli des chemins d'accès et des points d'eau permettant au troupeau d'aller jusqu'à 2 km de la stabulation pour la parcelle la plus loin (une longue distance certes, mais parcourue que deux fois par jour puisque les vaches sont en monotraite). Cyril et sa femme visent le 100 % pâturage, ils se sont même récemment formés au pâturage hivernal.
La monotraite pour avoir du temps libre
Le cédant pratiquait déjà la monotraite et les jeunes ont continué dans ce sens. Ils ont aussi fait évoluer l'élevage des génisses avec les vaches nourrices ce qui réduit encore considérablement leur astreinte.
La monotraite était notamment possible au vu de la sécurisation sur le volet économique :
Investissements limités à l'installation (en gardant de vieux matériels + bâtiments).
Durées de prêts allongés au maximum
Réduction des charges.
Sur ce dernier point Cyril explique : « Notre objectif est de limiter les coûts et d'être autonomes. On utilise le moins possible le tracteur et on distribue le moins de stock possible ; on est à 1,5-2 t/UGB. Quand l'herbe vient à manquer, les génisses et les taries sont au foin et les vaches à l'enrubannage. »
« On produit certes moins de lait, que 4 000 l/VL, mais on en tire une meilleure valorisation grâce aux taux. On était à un prix moyen de 513 €/1 000 l sur la dernière campagne, et à une marge brute de 461 €/1 000 l. »
Le bilan après deux ans de recul
« Les résultats sont bons, nous ne sommes pas déçus », se réjouit le jeune installésatisfait de son système économe, au niveau : économique (peu d'investissements) et temps de travail.
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