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Au Gaec Aubignac, on vise l'autonomie protéique grâce aux fourrages. Avec des méteils et des prairies récoltées précocement, l'éleveur parvient à équilibrer la ration hivernale des mères comprenant de l’ensilage de maïs.
Mathieu Aubignac élève des vaches limousines à Neuvic en Corrèze (19). Son objectif est clair : atteindre l'autonomie alimentaire complète. Il est déjà parvenu à un niveau honorable (89 % d'autonomie protéique) en distribuant une ration hivernale équilibrée et autonome pour les mères.
Des vêlages d'août à octobre
L'éleveur a choisi de faire vêler ses vaches d'août à octobre pour mieux maîtriser la santé des veaux. En les vendant au printemps, il peut également sortir les mères au pâturage sans trop de soucis. En revanche, avec les couples mères/veaux au bâtiment tout l'hiver, les besoins alimentaires sont élevés. « Je les mène comme des laitières pour réduire autant que possible l'aliment pour les veaux », explique-t-il.
Mathieu mise beaucoup sur ses récoltes d'herbe pour équilibrer la ration à base de maïs : il implante du méteil dans lequel il incorpore ses prairies à l'automne. Pour ces dernières, il mélange les espèces : 45 % dactyle, 30 % RGA, 25 % TV et TB.
Pour la fauche, il vise la précocité afin de maximiser la teneur en protéines et ainsi limiter les achats d'aliments. Il se réfère aux sommes de températures : « j'essaie de faucher autour des 900 degrés ». Ensuite, il peut décider de faire une deuxième coupe ou de faire pâturer les parcelles.
Prochaine étape pour l'éleveur : étendre cette stratégie aux veaux pour améliorer l'autonomie sur cette catégorie d'animaux.
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