D’après la jurisprudence, si l’attributaire est déjà fermier de l’exploitation au moment où il obtient l’attribution, la valeur vénale à intégrer dans le compte de partage est celle de l’exploitation libre. Il est clair que, pour lui, l’exploitation a la valeur d’un bien libre. Peu importe que le bail ait été consenti par la personne décédée ou par les cohéritiers postérieurement à l’ouverture de la succession, a précisé la Cour de cassation dans un arrêt du 31 mars 1981. En revanche, si l’héritier attributaire n’est pas le preneur en place, la valeur sera réduite pour tenir compte de l’existence du bail. L’attribution préférentielle, en effet, n’éteint pas le bail, il en est tenu compte pour évaluer les biens. De même, si le titulaire du bail est le conjoint de l’héritier, la propriété ne sera pas considérée comme libre. La solution est la même lorsque l’héritier attributaire et son conjoint sont copreneurs du bail. Le bail étant personnel à chacun d’eux, l’attribution n’éteint pas les droits locatifs du conjoint, a jugé la Cour de cassation dans un arrêt du 11 décembre 2001.
Négociations commerciales : les entreprises des viandes entre le marteau et l’enclume
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Dans l’Est, dix producteurs rebondissent chez Delin
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Quatre étapes pour transmettre ses moyens de production