Alors que les groupements d'employeurs de Bretagne et Normandie ont organisé, il y a deux jours, la journée de l'emploi partagé en agriculture afin de mieux faire connaître cette possibilité d'embauche et d'organisation du travail, et quelques semaines après la parution sur Web-agri d'un article présentant le fonctionnement de ce dispositif et ses intérêts, tant pour l'employeur que le salarié agricole, la rédaction a voulu savoir à travers un sondage en ligne si les lecteurs y avaient recours ou non. Et si oui, quelle proportion d'éleveurs cela représente-t-il ?
Retrouvez, dans ce tableau, les principaux atouts et contraintes du salariat partagé
| Atouts | Contraintes |
| Pour l'employeur | - Se décharger de certaines tâches (↓ astreinte)
- Se libérer du temps au niveau pro et perso (↓ charge de travail)
- Coût moindre par rapport à un temps plein
- Un supplément de main-d'œuvre appréciable dans des élevages où il n'y a pas assez de travail pour un salarié à temps complet
- Embaucher une personne formée et de confiance même pour un petit nombre d'heures
- Avoir de la main-d'œuvre disponible, même partiellement, pour les pics d'activité
- Possibilité de s'arranger avec les autres éleveurs pour partir en congés
- Bonne motivation et adaptabilité des salariés
| - Se mettre d'accord entre plusieurs agriculteurs sur l'organisation de la semaine de travail
- Moins de flexibilité face aux imprévus
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| Pour le salarié | - Simplicité administrative : 1 seul contrat de travail et bulletin de paye
- Travail varié et avec différents chefs d'exploitation
| - Avoir des compétences dans divers productions et ateliers
- S'adapter aux méthodes, à l'organisation et au caractère de plusieurs producteurs
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708 répondants ont participé au sondage réalisé du 6 au 13 octobre. Première observation : près des deux tiers des producteurs interrogés n'ont pas de salariés agricoles, 63 % exactement. En ne considérant que ceux qui en emploient, une part légèrement supérieure le fait à temps partiel, 54 %, contre 47 % à temps plein. Et lorsqu'ils font appel à de la main-d'œuvre salariée, un peu plus également la partage avec d'autres exploitants, 31 %, quand 23 % possèdent leur propre employé.
N.B. : Les résultats de ce sondage sont indicatifs (l'échantillon n'a pas été redressé).
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