La multiplication des capteurs intelligents positionnés sur les vaches, intégrés aux automates ou dans les bâtiments, apporte une aide précieuse aux éleveurs dans les troupeaux de taille croissante. Les plus répandus, mais aussi les plus fiables, restent les outils de monitoring dédiés à la détection des vêlages et des chaleurs. Sur ce modèle, qui associe les technologies de la télécommunication et des logiciels capables d'analyser des milliards de données pour les retranscrire sous forme d'alerte ou de fiches synthétiques, se développent d'autres capteurs destinés au pilotage de l'alimentation, au suivi de la reproduction ou à la prévention des troubles de la santé : mesure de la rumination, de la température, du pH du rumen, de l'état d'engraissement... Intégrés dans un système global de traite informatisée et couplés à l'analyse fine de la composition du lait, ils apportent un flot d'informations qu'il faut savoir interpréter dans une logique de management du troupeau. Ainsi, croiser les variations de poids avec la baisse de la rumination et de la production est un moyen d'estimer le bilan énergétique et d'adapter ses pratiques. L'étape ultime de ce processus est la délégation d'action à un automate.
JÉRÔME PEZON ET DOMINIQUE GRÉMY
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