POUSSÉE PAR LE GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT et l'ambition de 1 000 installations d'ici à 2020, la méthanisation à la ferme mobilise beaucoup d'énergie. Associations, réseaux de développement, bureaux d'études, chambres d'agriculture, les experts qui gravitent autour de cette technique sont pléthoriques. On ne dénombre pourtant que 140 sites agricoles en France. Certes, le principe est séduisant : vendre de l'énergie à partir de déchets organiques, en complément de la production laitière, et obtenir un fertilisant qui économise les engrais chimiques. La pratique est plus complexe. D'abord, les lourdeurs administratives qui imposent quatre ou cinq ans avant de finaliser un projet. Ensuite, la France a choisi une réglementation stricte et un tarif de rachat de l'électricité qui mettent hors jeux nombre d'élevages. Enfin, la méthanisation est un atelier qui impose des compétences techniques et du temps de travail. Ces contraintes font qu'aujourd'hui les éleveurs laitiers s'inscrivent plutôt sur des projets collectifs, qui ont aussi leurs lourdeurs et nécessitent des investissements conséquents. L'avenir pourrait être ailleurs, sur de petites unités individuelles, soutenues économiquement par une autre politique.
DOMINIQUE GRÉMY
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