Suite à son enquête auprès des OP, des éleveurs et dans les magasins, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) « observe un niveau de rémunération significativement en hausse des éleveurs dans les coopératives locales et régionales et chez les industriels Bel et Savencia », a indiqué l’organisation le 5 novembre. Dans les autres entreprises, la couverture du coût de production des éleveurs, un des objectifs de la loi Egalim, n’est pas encore assurée.
Par ailleurs, dans le cas du Groupe Bel, « seuls les éleveurs - minoritaires - directement livreurs de l’entreprise bénéficient de prix plus élevés, les producteurs livrant via des entreprises fournisseurs d’ingrédients ou filiale du groupe Bel - majoritaires - n’ont, eux, pas accès aux hausses de prix », déplore la FNPL.
Moins de volumes de vente en grande distribution
Les deux groupes laitiers qui ont augmenté leurs prix payés aux producteurs relèvent également « des effets négatifs sur les volumes de leurs ventes au niveau de la grande distribution », indique la FNPL, qui se demande si ces opérateurs sont sanctionnés par les distributeurs, ou s’il s’agit d’un « manque d’ambition de certains transformateurs laitiers priorisant le dégagement des volumes au détriment du prix payé aux éleveurs ».
La FNPL prévient en tout cas qu'elle poursuivra son travail de contrôle et d’évaluation en ce sens pour permettre une véritable couverture des coûts de production.
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