« Nous ne la voterons pas parce que nous souhaitions que le secteur de la viande bovine soit écarté de l'accord », même si « par principe, moi je suis plutôt favorable aux traités » de libre-échange, a-t-il expliqué jeudi sur Franceinfo. La ratification du Ceta a donné lieu mercredi à de vifs débats au Palais-Bourbon jusque tard dans la nuit. Le vote de l'Assemblée nationale a en effet été reporté au mardi 23 juillet.
Selon Christian Jacob, il y a « un vrai risque de déstabilisation de la filière viande bovine française », surtout pour « les quartiers nobles, ce qu'on appelle l'aloyau ». « Beaucoup de producteurs de viande bovine sont installés dans le Massif Central, là où il y a aussi un rôle très important d'aménagement du territoire », a-t-il souligné. Il a également mis en garde contre un « deuxième risque sanitaire », car « les Canadiens utilisent des farines de viande qui sont interdites en France ».
Tout en défendant le Ceta, le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a dit sur France 2 « comprendre les inquiétudes » des agriculteurs et a souligné qu'il « y a des mécanismes de suivi et que certains permettraient éventuellement d'activer un droit de retrait si on a le sentiment que l'accord entraîne un déséquilibre ». « À nous de faire en sorte que la filière bovine française soit compétitive », a ajouté le ministre, estimant qu'on « a besoin de libre-échange » car « l'agriculture française est puissamment exportatrice ». « La seule question, c'est que la compétition soit juste », a-t-il conclu.
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