Le traité de libre-échange UE-Canada (Ceta), entrera bien en vigueur comme prévu le 21 septembre a confirmé mercredi 13 septembre le gouvernement français.
La Fédération nationale bovine (FNB) exige la suspension immédiate de l’application provisoire de cet accord. Elle se base sur les conclusions de la Commission d'experts chargée d’évaluer les impacts du Ceta sur l’environnement et la santé : « Parce que les importations de viandes bovines canadiennes viendront "affecter négativement" un secteur "déjà affaibli" et, "surtout, parce que les conditions d’élevage diffèrent beaucoup entre l’Union européenne et le Canada", les experts estiment que le Ceta pourrait "ne pas fournir les conditions favorables aux objectifs de la transition écologique de l’agriculture".
La FNB estime que cet accord n'est pas cohérent avec les Etats généraux de l'alimentation « qui visent à formuler des propositions propices au maintien de l’élevage sur nos territoires ; qui fixent un cap vers la valorisation de modèles de production garants d’une alimentation durable et de qualité, adaptés aux attentes des consommateurs. » Selon la FNB, les éleveurs français vont subir « la concurrence de viandes canadiennes issues d’animaux engraissés aux farines animales et aux antibiotiques, au sein de feedlots de plusieurs dizaines de milliers de têtes. »
La FNSEA quant à elle « conditionne l’application provisoire prévue au 21 septembre à de nouvelles garanties, non seulement sur les produits sensibles, au premier rang desquels la viande bovine, mais aussi sur les distorsions de concurrence, qui sont inacceptables ».
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »