En 2016, les laiteries françaises ont conditionné 3,3 milliards de litres de lait liquide (UHT, pasteurisé, microfiltré), une production stable (- 0,9 %) par rapport à 2015. Les laits de consommation absorbent 14 % des 24 milliards de litres collectés en France. En valeur, ce marché représente 2,2 milliards d’euros pour la grande distribution, en baisse de 1,4 % (par rapport à 2015). Car les Français consomment de moins en moins de lait liquide : 49 litres en moyenne. En cause, une désaffection pour le petit-déjeuner et une consommation qui s’oriente davantage vers des produits transformés. « 150 millions de litres consommés en moins depuis trois ans, c’est une usine qui disparaît », alerte Syndilait. La filière peut quand même s’enorgueillir du renforcement, en 2016, de l’excédent de la balance commerciale. Les laiteries ont davantage exporté (+ 23 millions de tonnes) et nous avons moins importé (- 59 millions de tonnes). Le logo « Lait collecté et conditionné en France », initié en 2015 et qui accompagne aujourd’hui 6 litres sur 10 dans les GMS, a su attirer des consommateurs citoyens sensibles aux produits nationaux.
Mais comment justifier cette protection du marché intérieur et la hausse des exportations ? Emmanuel Vasseneix, vice-président de Syndilait, explique : « Certes, chaque pays a la vocation de produire son propre lait de consommation. Mais en cas de déficit, nous devons faire valoir notre niveau d’excellence sur ce produit. C’est le cas en Italie, en Espagne et en Chine, le top 3 des clients de la France. »
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