Je précise que France OP Lait, dans cette situation de crise, partage l’intérêt pour une réduction de volume. Ce que nous critiquons, c’est davantage la méthode du Cniel. Les mesures de limitation de la production, indemnisées à 320 €/ 1 000 l, sont intervenues au moment même où les OP négociaient avec leurs acheteurs les prix du lait du deuxième trimestre, dans l’objectif d’une mise en conformité avec la loi Égalim. Nous n’avons jamais été consultés sur la préparation d’un tel plan, alors que les industriels, qui, contrairement à nous, siègent à l’interprofession, l’étaient. À peine le dispositif annoncé, certains industriels ont cessé toute négociation pour appliquer un prix politique, sans lien avec des indicateurs, tout en incitant leurs producteurs à réduire les volumes. C’est la double peine. Je rappelle que les OP et AOP sont les acteurs économiques reconnus pour discuter prix et volume avec les transformateurs. Une action plus concertée avec le Cniel aurait permis aux OP de discuter avec leurs acheteurs pour envisager une réduction de collecte en utilisant un levier collectif, et non une doctrine individuelle au bon vouloir de chacun. L’objectif était que chaque OP puisse garantir la recette laitière à ses adhérents et ainsi apporter un effet plus incitatif à la régulation. Enfin, la crise sanitaire que nous vivons ne doit pas être le prétexte d’un non-respect des contrats. Face à ces attitudes, France OP Lait a décidé de saisir le médiateur des relations commerciales.
D. G.
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