Les autorités sanitaires chinoises ont levé l'interdiction d'importer certains fromages à pâte molle, dont de nombreux produits français comme le camembert et le brie, selon l'Union européenne (UE) et des professionnels interrogés lundi par l'AFP.
« C'est un vrai soulagement. Mais c'était attendu, car l'administration chinoise a tout de suite montré sa volonté de ne pas faire durer cette situation », indique Vincent Marion, cofondateur de Cheese Republic, qui se présente comme la principale boutique en ligne de vente de fromage en Chine.
« L'interdiction était en place seulement pour une courte période, donc cela n'a pas perturbé nos affaires. Maintenant, on peut continuer comme avant », déclare Axel Moreaux, le gérant du restaurant français Paradox à Pékin.
Les douanes chinoises avaient commencé il y a près de deux mois, contre toute attente, à bloquer l'importation de fromages à pâte molle ou persillée - comme le camembert, le brie, le roquefort, ou encore le gorgonzola italien. Ces types de produits contiennent des cultures bactériennes utilisées traditionnellement dans la production fromagère en Europe. Mais la législation en Chine n'était pas entièrement claire sur la légalité ou non de ce type de bactéries.
Des rencontres la semaine dernière entre des représentants de l'Union européenne (UE) et des autorités sanitaires chinoises ont permis de débloquer la situation, selon William Fingleton, porte-parole de la délégation de l'UE à Pékin. Une « note explicative » a ensuite été envoyée par le gouvernement chinois à l'agence chargée de la conformité des produits alimentaires : le document précise que « les cultures bactériennes utilisées pour la production de ces fromages ne sont pas nocives pour la santé », indique M. Fingleton dans un communiqué transmis à l'AFP. « Cela a permis au commerce de reprendre immédiatement. »
Vincent Marion, de Cheese Republic, se félicite de cette clarification de la jurisprudence. « Dorénavant, c'est écrit noir sur blanc que cette catégorie de fromages est légalement importable. Donc, c'est très positif pour l'industrie laitière française et européenne, car c'est pour du long terme », déclare-t-il. « On voit de toute façon depuis plusieurs années qu'il y a une vraie volonté de la Chine de permettre d'avoir de plus en plus de fromages dans le pays. »
La consommation de produits laitiers a fortement augmenté en Chine ces dernières décennies, mais le fromage reste principalement consommé par une clientèle étrangère.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »