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Vaches allaitantesDe l'herbe de qualité à l'auge pour une finition plus économe

Enrubannage ou ensilage d'herbe : pour la finition des vaches allaitantes c'est possible, à condition d'avoir de bonnes valeurs alimentaires sans trop d'encombrement. (©Terre-net Média)
Enrubannage ou ensilage d'herbe : pour la finition des vaches allaitantes c'est possible, à condition d'avoir de bonnes valeurs alimentaires sans trop d'encombrement. (©Terre-net Média)

Intégrer plus d'herbe dans les rations de finition des vaches allaitantes pour en réduire leur coût : c'est possible, à conditions d'apporter de la qualité. Explications de Pauline Madrange et Jean-Jacques Bertron de l'Institut de l'élevage.

« La finition des vaches allaitantes avec des rations à base d'herbe répond à de nombreux enjeux : ceux d'autonomie protéique et de rentabilité pour les éleveurs, de régularité de production et de qualité de carcasses pour la filière, et des attentes sociétales avec notamment l'impact des productions sur l'environnement et la concurrence avec les cultures nourricières », affirme Pauline Madrange de l'Institut de l'élevage.

Pour autant, la finition des vaches allaitantes au pâturage reste une conduite minoritaire aujourd'hui en France (moins de 10 % des vaches). C'est pour cette raison que l'Idele s'intéresse principalement aux rations d'herbe distribuées à l'auge. « Depuis plusieurs années maintenant, on a testé des foins, des enrubannages et des ensilages d'herbe de prairie multi-espèces et de luzerne. »

Des rations de finition en plusieurs phases

« On parle de finition lorsqu'on passe sur des régimes denses en énergie : on apporte au moins 0,8 UF/kg MS et on est sur des 90-100 PDI/UF. L'idée, c'est d'avoir ce régime sur plusieurs mois (entre 50 et 100 jours pour les Limousines et Charolaises, et jusqu'à 5-6 mois en Blondes d'Aquitaine mais pour des prises de poids très élevées, avec jusqu'à 200 kg sur cette phase) », explique Jean-Jacques Bertron de l'Idele.

En Blonde d'Aquitaine justement où la finition est la plus longue, l'Idele a testé deux phases de rationnement :

- 40 jours environ sur une ration à base d'herbe, moins coûteuse, soit de l'enrubannage ou de l'ensilage d'herbe avec des céréales ;

- Et les 80 jours suivants avec des rations plus denses en énergie, de type mash.

« Pour des Charolaises, on a testé des rations en enrubannage d'herbe ou de luzerne pour lesquelles on s'est passé de tourteau », complète Pauline Madrange.

« On peut avoir de bonnes performances de croissance et de qualité de carcasse avec de l'herbe uniquement (sans tourteau), mais à condition qu'elle soit de très bonne qualité. Dans ce cas, on distribue 7-8 kg d'enrubannage +  5-6 kg de blé ou de maïs pour la correction énergétique. Avec de la luzerne, on peut même aller plus loin. »

Retrouvez l'interview complète de Pauline Madrange et Jean-Jacques Bertron de l'Idele au Space :

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