Plusieurs démarches visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les exploitations agricoles ont récemment vu le jour. « Dans la région, nous encadrons chaque année plus d’une centaine d’éleveurs engagés, souligne Jérôme Pineau, responsable du dossier carbone à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. L’agriculteur réalise d’abord un état des lieux de ses émissions de GES, pour déterminer les postes les plus émetteurs. Ensuite, un plan d’action est rédigé avec des leviers concrets afin d’améliorer son bilan. Au bout de cinq ans, l’exploitant qui a tenu ses engagements bénéficie d’une labellisation, avec une commercialisation possible de crédits carbone. »
Abaissement des factures
En élevage, les émissions sont souvent liées à la rumination des animaux, aux effluents, aux fertilisants et à l’achat extérieur d’aliments. Ces postes représentent un enjeu majeur pour le bilan carbone global. Même si l’utilisation directe d’énergie n’est pas le facteur qui a le plus d’impact, il n’est pas négligeable. D’autant que la réduction des consommations par des actions concrètes entraîne naturellement une baisse des factures de GNR ou d’électricité.
« Nous accompagnons l’éleveur tout au long de son parcours avec une réflexion globale sur ses pratiques, ajoute Jérôme Pineau. Pour améliorer l’efficacité énergétique, certains aspects reviennent souvent : augmenter la part du pâturage, réduire ou supprimer le labour, pratiquer des échanges de parcelles pour réduire le temps sur la route, revoir les cheminements sur la ferme ou optimiser l’utilisation du matériel. » C’est donc toute une stratégie globale qui est à bâtir. Chaque action, même modeste, contribue à l’amélioration du bilan global.
Denis Lehé
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