« Globalement, le Parlement a considéré que la réponse de la Commission n'était pas à la hauteur de la crise qui s'est enclenchée dans le secteur du lait. Et la répartition de l'enveloppe de 500 millions d'euros a fait bondir un certain nombre de députés. D'ailleurs, je considère que ce saupoudrage aura peu d'effets. Beaucoup attendaient aussi un relevé des prix d'intervention et il est assez curieux de constater que certaines personnes qui étaient farouchement opposées à toute forme de régulation de l'offre, notamment lors du paquet lait, souhaiteraient aujourd'hui que la Commission européenne propose quelque chose dans ce sens. Interrogée, elle n'a aucune idée de la forme que pourrait prendre cette régulation. Les propositions de l'EMB paraissent trop technocratiques pour avoir une chance. La mienne revient régulièrement sur la table, y compris de la part de ceux qui l'ont combattue.
Quoi qu'il en soit, le Commissaire à l'agriculture, Phil Hogan, est farouchement opposé à toute idée de régulation. Mais la crise laitière qui s'aggrave pourrait faire bouger les lignes. Je rappelle que le Parlement européen a le pouvoir d'amender les propositions de la Commission, mais qu'il ne peut rien imposer. »
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