La fin des quotas ouvre des perspectives de développement aux éleveurs laitiers, à condition d'être compétitifs. Or, si les élevages laitiers ont des atouts, des marges de progrès existent. Sur la base de ce constat, un groupe de travail s'est créé à la FNCL pour voir comment aider les éleveurs à améliorer leur compétitivité. « Cela fait partie de nos missions, comme la maximisation de la valorisation du lait », explique Pierre Demerlé, l'un des responsables du groupe.
Un besoin d'harmonisation
Il s'avère que certains éleveurs ne maîtrisent pas bien les données économiques. Ceci s'explique par l'histoire, mais aussi par le fait qu'il existe une multitude de critères et de méthodes. Coût de production et prix de revient, par exemple, n'ont pas exactement le même sens selon l'organisme qui les a calculés. « Dans ce contexte, les comparaisons entre les élevages, en vue d'identifier les marges de progrès, ne sont pas faciles », poursuit Pierre Demerlé.
D'où l'idée d'imaginer d'autres indicateurs, simples et pertinents, pour évaluer la performance économique des exploitations. Ils doivent permettre d'optimiser les composantes du revenu. Il s'agit du produit de l'atelier lait (€/1 000 l), du coût de production (€/1 000 l), de la rémunération (€/1 000 l), du volume produit par UTH et de la rémunération par UTH.
Dans un premier temps, la FNCL communique autour de ces critères auprès des intervenants en élevage, dans le but qu'ils les calculent. Ce n'est qu'ensuite que commencera le travail d'amélioration avec des groupes d'éleveurs.
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