Paris, 24 juil 2015 (AFP) - La Fédération des éleveurs de porcs (Fnp) a estimé vendredi que la crise des prix est loin d'être finie pour eux, malgré la remontée des cours, et s'en prend en particulier aux abattoirs Bigard.
« Hier (jeudi), le cadran à Plérin (qui fait référence pour les prix du porc au niveau national, ndlr) a enfin atteint les 1,40 euro/kg. Ce prix obtenu est une victoire », indique la fédération dans un communiqué, car c'est le coût de revient de la viande.
Toutefois, « atteindre l'équilibre en moyenne ne signifie pas gagner sa vie et n'efface pas les pertes accumulées sur les mois passés ou les dettes dans les élevages », précise la Fnp dans un communiqué. « Les mesures annoncées cette semaine par les pouvoirs publics pour soutenir l'élevage français ne seront malheureusement pas de nature à endiguer la crise porcine, beaucoup trop profonde », pour la Fnp qui réclame « une vraie approche globale de la part des banques et des fournisseurs pour restructurer les dettes accumulées par les éleveurs ».
Par ailleurs, la fédération « déplore le jeu auquel se prête un opérateur en particulier, Bigard, qui diminue volontairement ses volumes d'abattage pour tirer les prix vers le bas en alourdissant le marché ». Le groupe Bigard, numéro un français de la viande, a été particulièrement ciblé par des manifestations d'éleveurs et jeudi un camion transportant des carcasses de bœuf en provenance d'Allemagne qui lui était destiné a été intercepté par les éleveurs en Franche-Comté. « Si nous ne nions pas les difficultés, notamment export, que peut entraîner un cours français mieux positionné que les autres cotations européennes, nous ne tolérerons pas que nos metteurs en marché cèdent au chantage commercial du moins cher, qui n'a que trop duré », assurent les éleveurs de porcs.
La Fédération et ses sections porcines « sont déterminées à poursuivre le mouvement de mobilisation de ces dernières semaines pour sauver l'élevage français », et ne « s'interdiront aucune action de contrôle chez les industriels, de déréférencement en linéaires de produits non étiquetés, de lutte contre les étiquetages trompeurs », a-t-elle assuré.
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
La mécanisation sécurise l’entretien des haies bocagères
Laisser le couple mère/veau laitier ensemble la première semaine : ça a du bon !
Pourquoi les Allemands ont-ils un meilleur prix du lait ?
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Les produits de grande consommation, l’arme anti-crise du lait de l’Unell